Deux demandes, une même première étape
La plupart des personnes qui nous appellent sur ce motif ne préparent pas un procès. Elles veulent savoir qui était leur père, s’il est vivant, où il vit, et parfois le rencontrer. D’autres, moins nombreuses, engagent une action en recherche de paternité et cherchent de quoi la soutenir. Les deux demandes sont légitimes, et elles commencent au même endroit : mettre un nom complet et une adresse vérifiée sur quelqu’un qui n’est, pour l’instant, qu’un prénom.
C’est ce travail-là qui nous revient. La suite — reprendre contact, ou saisir le tribunal — vous appartient, et vous la déciderez une fois que vous saurez.
Savoir ce que vos éléments permettent Dites-nous ce dont vous disposez. Nous vous répondons franchement, et l’échange est gratuit.
Demander une consultationRetrouver un père : ce dont nous partons
On imagine souvent qu’une recherche demande un dossier. Elle demande surtout des points d’ancrage, même incertains, même contradictoires — et c’est leur croisement qui aboutit, presque jamais l’un d’eux pris isolément.
- Un prénom, un surnom, une orthographe approximative du nom.
- Une ville, un quartier, une région, à une époque donnée.
- Un métier ou un employeur de l’époque, un régiment, un établissement scolaire.
- Une photographie, surtout si elle porte une date, un lieu ou une dédicace au dos.
- Des témoins encore vivants : une amie de votre mère, un voisin, un membre de la famille qui « savait ».
- Des documents : lettres, faire-part, actes, carnets d’adresses, papiers administratifs anciens.
À partir de là, le travail est d’abord documentaire : reconstituer un état civil, remonter un parcours résidentiel et professionnel dans les sources légalement consultables, identifier les proches encore joignables. Il se termine sur le terrain, parce qu’une adresse trouvée dans un fichier n’est qu’une hypothèse tant que la présence n’y a pas été constatée.
Le temps ne referme pas tout
Des recherches portant sur les années 1960 ou 1970 aboutissent régulièrement : l’état civil français est continu et bien tenu, les parcours laissent des traces durables, et les proches d’un homme sont souvent plus faciles à retrouver que lui. Un dossier ancien est plus long, il n’est pas perdu d’avance. Dites-nous simplement ce que vous avez, avant de conclure que ce n’est pas assez.
Faire chiffrer ce qui est possible dans votre cas Le périmètre dépend de ce dont vous disposez encore. Il est annoncé avant toute intervention.
Demander un devisCe que nos enquêteurs peuvent établir
- L’identité complète et l’état civil du père recherché, à partir d’éléments souvent fragmentaires.
- Son parcours — adresses successives, activité professionnelle, environnement familial actuel.
- Son adresse actuelle, vérifiée sur place, et la confirmation qu’il y réside bien.
- S’il est décédé, la date et le lieu, et l’identification de ses proches — ce qui rouvre souvent la porte que l’on croyait fermée.
- Les éléments matériels de la relation à l’époque de la conception : vie commune, adresses partagées, séjours, correspondances, documents.
- Les faits constitutifs d’une possession d’état : comportement à l’égard de l’enfant, présentation à des tiers, participation à son entretien.
- Les témoins encore identifiables, et le recueil de leurs déclarations dans les formes utilisables en justice.
- Un rapport écrit réunissant les constatations datées et leurs pièces, remis à vous seul.
Vous cherchez votre père ? Un premier échange suffit à savoir ce qui est possible. Il est gratuit, confidentiel et n’engage à rien.
Demander une consultationRetrouvé : ce qui se passe ensuite
C’est le moment que redoutent la plupart de nos clients, et il se passe mieux qu’ils ne l’imaginent. Le plus souvent, la personne retrouvée accepte l’échange — il arrive même qu’elle l’ait espéré sans savoir comment le provoquer.
C’est nous qui faisons le premier pas, jamais vous
Nous approchons la personne avec ménagement, sans annoncer votre nom avant qu’elle n’y consente, et nous lui transmettons votre message. Si elle refuse le contact, nous vous confirmons qu’elle est vivante et que le message lui est parvenu ; son adresse, elle, lui appartient. C’est aussi ce qui protège votre démarche : un contact forcé se retourne toujours contre celui qui l’impose, et il ferme définitivement une porte qui, avec le temps, se rouvre parfois. Savoir qu’il est vivant est déjà, dans la plupart des dossiers, l’essentiel de ce qu’on venait chercher.
Cette règle est la même que celle de nos recherches de personnes disparues, et elle vaut pour tout majeur retrouvé.
Faire établir la filiation en justice
Si votre démarche va au-delà du contact et vise à faire reconnaître la filiation, l’action existe : la paternité hors mariage peut être judiciairement déclarée, devant le tribunal judiciaire et avec l’assistance d’un avocat.
« La paternité hors mariage peut être judiciairement déclarée. L’action en recherche de paternité est réservée à l’enfant. » Article 327 du Code civil
Elle appartient donc à l’enfant. Pendant sa minorité, elle est exercée en son nom par le parent à l’égard duquel la filiation est établie, et le délai de dix ans de l’article 321 étant suspendu pendant cette période, l’enfant peut agir lui-même jusqu’à ses vingt-huit ans. Passé cet âge, c’est la recherche des origines qui prend le relais : elle n’a ni délai ni condition de recevabilité, et c’est l’objet de tout ce qui précède.
Devant le tribunal, l’expertise génétique est de droit, sauf motif légitime de ne pas y procéder. Le juge l’ordonne, un expert désigné la réalise, et son résultat est incontestable. Encore faut-il qu’il y ait un défendeur identifié et une adresse où l’assigner — c’est exactement ce que nous établissons. Votre avocat conduit la procédure ; nous lui apportons la matière factuelle, et nous travaillons volontiers en lien direct avec lui.
Avant de commander un test ADN en ligne
Les tests vendus depuis l’étranger n’ont aucune valeur devant un juge français, et leur usage est interdit ici : l’article 16-11 du Code civil réserve l’identification par empreintes génétiques aux mesures ordonnées par le juge. Ce n’est pas une impasse, c’est un détour inutile — l’expertise que vous cherchez, le tribunal l’ordonne, et son résultat, lui, sera incontestable. Si vous avez déjà fait un test, dites-le-nous : cela ne compromet rien, à condition de ne pas le produire.
Une action est-elle envisageable dans votre cas ? Âge, filiation déjà établie, éléments disponibles : la réponse tient en un échange.
Demander une consultationComment se déroule une mission
- Un premier échange, gratuit et confidentiel. Vous nous dites ce dont vous disposez ; nous vous répondons franchement sur ce qu’une enquête peut établir, dans quel délai, et à quelles conditions.
- Une proposition écrite. Objectif de la mission, périmètre, durée envisagée et devis. Rien ne démarre sans votre accord signé.
- Les investigations. D’abord documentaires — état civil, parcours, sources ouvertes —, puis sur le terrain pour confirmer, et auprès des témoins encore identifiables.
- Le rapport. Un document écrit, structuré et daté, remis à vous seul. C’est vous qui décidez de la suite : reprendre contact, ou le confier à votre avocat.
Ce que nous ne ferons pas
Nous ne procédons à aucun prélèvement biologique et n’en faisons réaliser aucun : l’identification par empreintes génétiques relève du juge. Nous n’accédons à aucun fichier de police, bancaire ou fiscal, ni à aucune messagerie ou compte en ligne, et nous n’entrons dans aucun domicile privé. C’est ce qui rend nos constatations opposables : un seul élément recueilli irrégulièrement suffirait à fragiliser un dossier entier.
Délais et honoraires
L’identification et la localisation aboutissent parfois en quelques jours, lorsque les éléments de départ sont solides ; elles demandent plusieurs semaines quand il faut remonter un parcours ancien ou retrouver des témoins. Les honoraires reposent sur un taux horaire et sur les frais engagés, annoncés dans le devis avant toute intervention. Aucun montant ne vous est facturé au-delà de ce que vous avez accepté par écrit, et nous vous alertons dès qu’une piste s’épuise.
Faire établir un devis pour votre dossier Devis écrit, périmètre et durée annoncés, aucun montant au-delà de ce que vous aurez accepté.
Demander un devisQuestions fréquentes
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Souvent, oui. Un prénom, une année et un lieu approximatifs, le métier ou l’employeur de l’époque, le prénom d’un frère ou d’une amie, une photographie datée au dos : chacun de ces éléments réduit le champ, et c’est leur croisement qui aboutit, rarement l’un d’eux pris seul. Nous vous disons dès le premier échange, gratuitement, ce que vos éléments permettent d’espérer et dans quel délai. Si vraiment ils ne mènent nulle part, nous vous le disons aussi — avant que vous n’engagiez quoi que ce soit.
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Dans la plupart des dossiers, la question ne se pose pas : la personne retrouvée accepte l’échange, ou l’avait elle-même espéré. Lorsqu’elle le refuse, nous vous confirmons qu’elle est vivante et nous lui transmettons votre message — c’est nous qui portons cette démarche, jamais vous. Son adresse, en revanche, lui appartient : la lui forcer produirait exactement ce que vous ne cherchez pas. Savoir qu’il est vivant, et qu’il a reçu votre message, est déjà ce qui apaise la plupart des personnes qui nous appellent.
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C’est la seule situation qui relève d’une voie dédiée, et elle existe : le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP) est seul habilité à lever le secret de la naissance, sur demande de la personne née sous X. La saisine est gratuite et se fait directement auprès de lui. Nous vous orientons volontiers, et nous intervenons ensuite si une recherche complémentaire s’avère utile une fois l’identité connue.
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L’action de l’article 327 du Code civil est réservée à l’enfant ; pendant sa minorité elle est exercée en son nom par le parent à l’égard duquel la filiation est établie. Le délai de dix ans de l’article 321 étant suspendu pendant la minorité, l’enfant peut agir lui-même jusqu’à ses vingt-huit ans. Au-delà, l’action n’est plus ouverte — mais la recherche des origines, elle, ne connaît ni délai ni condition de recevabilité : c’est la demande que nous traitons le plus souvent, et elle reste entièrement possible.
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Aucune devant un juge, et son usage est interdit en France : l’article 16-11 du Code civil réserve l’identification par empreintes génétiques aux mesures ordonnées par le juge, et l’article 226-28 du Code pénal sanctionne le fait d’y procéder en dehors de ces cas. La voie existe pourtant, et elle est bien meilleure : en matière de filiation, l’expertise génétique est de droit. Le juge l’ordonne, un expert désigné la réalise, et son résultat est incontestable. Si vous avez déjà fait un test, dites-le-nous : cela ne compromet rien, à condition de ne pas le produire.