Disparition inquiétante : appelez le 17, pas nous
S’il s’agit d’un mineur, d’une personne vulnérable, malade ou âgée, ou si les circonstances de la disparition sont anormales, prévenez immédiatement la police ou la gendarmerie en composant le 17. N’attendez aucun délai : l’idée qu’il faudrait patienter vingt-quatre ou quarante-huit heures est fausse, et elle coûte cher. Pour un mineur, le 116 000 est joignable en permanence. Les services de l’État disposent alors de moyens qu’aucun cabinet privé ne possède.
Quand l’État ne cherche pas
Il existe une autre situation, beaucoup plus fréquente, et pour laquelle les familles se retrouvent sans interlocuteur : celle d’un majeur qui est parti de son plein gré. Un adulte a le droit de rompre le contact, de changer de ville, de ne pas donner d’adresse. En l’absence d’élément inquiétant, d’infraction ou de décision de justice, aucun service ne le recherchera.
Cette impasse s’est fermée davantage encore en 2013, avec la suppression des « recherches dans l’intérêt des familles », qui permettaient jusque-là de saisir l’administration pour retrouver un proche. Depuis, le recours à un enquêteur privé agréé est, en pratique, la seule voie légale ouverte aux particuliers.
Ce que les proches cherchent d’abord
Dans la grande majorité des dossiers que nous traitons, la demande n’est pas « donnez-moi son adresse » mais « dites-moi qu’il est vivant ». C’est une réponse que nous pouvons apporter dans presque tous les cas, y compris lorsque la personne refuse le contact.
Vous ne savez pas si votre situation relève de nous ? Dites-nous en deux phrases ce qui s’est passé : nous vous orienterons franchement, y compris ailleurs.
Demander une consultationLes situations qui justifient une recherche
Ces demandes n’ont pas grand-chose en commun sur le fond, mais elles posent toutes le même problème : une personne existe, et personne ne sait où.
- Un proche qui a coupé les ponts : un enfant devenu majeur, un frère, un parent, parfois après un conflit familial ancien.
- Un parent biologique que l’on cherche à connaître, ou dont il faut établir l’identité pour une démarche en cours. Si la filiation elle-même est en jeu, c’est un motif voisin — recherche de paternité.
- Un héritier introuvable qui bloque une succession, ou un cohéritier dont l’adresse est nécessaire au notaire.
- Un débiteur qui a disparu après un jugement ou une reconnaissance de dette, et qu’il faut localiser pour faire exécuter la décision. Côté professionnel, ce motif a sa page — recherche de créancier.
- Une personne à joindre pour une procédure : témoin, partie adverse, ancien associé, dont l’adresse est nécessaire à une signification.
- Une relation perdue de vue depuis des années, sans conflit, que l’on souhaite simplement retrouver.
Le cas de l’accouchement sous le secret
Si vous êtes né sous le secret et que vous cherchez vos origines, la voie n’est pas celle d’une enquête privée : elle passe par le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP), seul habilité à lever le secret avec l’accord de la mère de naissance. Nous vous y renvoyons plutôt que de vous vendre une recherche vouée à contourner ce dispositif.
Vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations ? Dites-nous ce que vous savez encore : c’est ce point de départ qui décide de la suite.
Demander une consultationCe que nos enquêteurs peuvent établir
Une recherche de personne ne commence presque jamais par le terrain, mais par les documents : c’est là qu’un parcours se reconstitue. Chaque élément retenu est daté et rattaché à sa source.
- L’état civil exact de la personne, souvent première difficulté : orthographe, date et lieu de naissance, changements de nom.
- Le parcours résidentiel reconstitué à partir des sources légalement consultables, jusqu’à l’adresse actuelle.
- L’éventuel décès, vérifié au registre national — réponse que personne ne souhaite, mais qui met fin à l’attente.
- Les liens professionnels et sociaux permettant de reprendre le fil : anciens employeurs, entourage de l’époque, sociétés.
- La confirmation matérielle de la présence à l’adresse identifiée, par une vérification menée sur place et depuis la voie publique.
- Une prise de contact discrète, si vous nous la demandez : nous transmettons votre message sans rien révéler de votre côté que vous n’ayez validé.
Ce que nous ne ferons pas
Nous n’avons accès à aucun fichier de police, à aucun fichier bancaire ni fiscal : le traitement des antécédents judiciaires, le fichier des comptes bancaires ou les fichiers de la Banque de France sont fermés aux enquêteurs privés, et se les faire ouvrir constitue une infraction pénale. Nous n’interrogeons pas non plus les opérateurs téléphoniques et n’accédons à aucune messagerie. Un cabinet qui vous promet l’un de ces accès vous vend un délit — et le renseignement qui en sortirait ne pourrait servir nulle part.
Faire chiffrer ce qui est possible dans votre cas Tout dépend des éléments dont vous disposez encore. Dites-les-nous, nous vous dirons ce qu’ils permettent.
Demander un devisLa personne retrouvée décide
C’est la règle que nous appliquons sans exception, et il vaut mieux la connaître avant de nous confier une recherche : lorsque la personne est majeure et qu’elle a quitté son domicile de son plein gré, son adresse ne vous est pas communiquée sans son accord.
Ce n’est pas une précaution de façade. Un majeur a droit au respect de sa vie privée, et communiquer l’adresse de quelqu’un qui s’y oppose vous exposerait autant que nous — d’autant plus si la rupture était motivée par un conflit, une dette ou des violences. Ce que nous faisons, en revanche :
- nous vous confirmons que la personne a été localisée et qu’elle va bien ;
- nous lui transmettons votre message, si vous le souhaitez, en lui laissant le choix de répondre ;
- nous vous rendons compte de sa réponse, quelle qu’elle soit.
Dans les faits, une part importante des personnes retrouvées acceptent le contact — souvent parce qu’elles ignoraient qu’on les cherchait encore. Quand ce n’est pas le cas, vous saurez au moins qu’elles sont vivantes, ce qui est, pour la plupart des familles, l’essentiel de la demande.
Les recherches à finalité juridique sont différentes
Localiser un héritier pour une succession, ou un débiteur pour faire exécuter un jugement, ne relève pas de la même logique : l’adresse est alors nécessaire à un acte, et elle est communiquée à votre notaire, à votre avocat ou au commissaire de justice, dans le cadre de la procédure. Nous distinguons ces deux types de missions dès le premier échange.
Savoir ce que votre dossier permet d’obtenir Recherche familiale ou recherche à finalité juridique : la réponse n’est pas la même, et elle se décide dès le départ.
Demander une consultationComment se déroule une mission
- Un premier échange, gratuit et confidentiel. Vous nous dites ce que vous savez encore : état civil, dernière adresse, entourage, documents. Nous évaluons franchement les chances d’aboutir — et il nous arrive de dire qu’elles sont faibles.
- Une proposition écrite. Objectif, périmètre des recherches, délai envisagé et devis. Rien ne démarre sans votre accord signé.
- Les recherches. D’abord documentaires, puis sur le terrain pour confirmer. Vous êtes tenu informé, et nous vous alertons dès qu’une piste s’épuise plutôt que de laisser courir des heures.
- Le rapport, et le contact. Un document écrit, structuré et daté, remis à vous seul. Si vous souhaitez que nous transmettions un message, nous le faisons avant, et nous vous rendons compte de la réponse.
Délais et honoraires
Une recherche aboutit parfois en quelques jours, lorsque l’état civil est exact et la dernière adresse récente. Elle peut demander plusieurs semaines quand il faut remonter un parcours ancien, solliciter des témoins ou vérifier plusieurs pistes successives. Les honoraires reposent sur un taux horaire et sur les frais engagés, annoncés dans le devis avant toute intervention ; aucun montant ne vous est facturé au-delà de ce que vous avez accepté par écrit. Nous préférons vous dire qu’une piste est épuisée plutôt que de prolonger une recherche qui n’avance plus.
Faire établir un devis pour votre recherche Devis écrit, périmètre et délai annoncés, aucun montant au-delà de ce que vous aurez accepté.
Demander un devisQuestions fréquentes
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S’il s’agit d’un mineur, d’une personne vulnérable, ou si les circonstances de la disparition sont inquiétantes : oui, immédiatement, en composant le 17 — et sans attendre le moindre délai, la règle des 24 ou 48 heures étant une idée fausse. Les services de l’État disposent alors de moyens qu’aucun cabinet privé n’a. Pour la disparition d’un mineur, le 116 000 est joignable en permanence. Notre intervention concerne l’autre cas : celle d’un majeur parti volontairement, que les services ne recherchent plus.
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Parce qu’un majeur a le droit de partir. Les « recherches dans l’intérêt des familles », qui permettaient autrefois de saisir l’administration, ont été supprimées en 2013 : en l’absence d’élément inquiétant, d’infraction ou de décision de justice, les services de l’État ne recherchent pas une personne majeure qui a quitté son domicile de son plein gré. C’est précisément dans cet espace qu’intervient un enquêteur privé, et c’est aussi ce qui explique la règle que nous appliquons ensuite : la personne retrouvée décide de ce qui vous sera transmis.
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Nous vous confirmons qu’elle a été localisée et qu’elle va bien, et nous lui transmettons votre message si vous le souhaitez. Mais nous ne vous communiquons pas son adresse : un majeur a droit au respect de sa vie privée, et le forcer produirait exactement ce que vous ne voulez pas — une rupture définitive, et une responsabilité pour vous. Dans la plupart des dossiers, savoir que la personne est vivante est déjà l’essentiel.
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Rarement. L’ancienneté complique les recherches, elle ne les empêche pas : ce qui compte davantage est la matière de départ — état civil exact, dernière adresse connue, entourage de l’époque, employeur, documents administratifs. Nous avons abouti sur des dossiers de plusieurs décennies, et échoué sur des disparitions récentes sans le moindre point d’ancrage. Le premier échange sert exactement à évaluer cela.
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Une recherche documentaire aboutit parfois en quelques jours lorsque les éléments de départ sont solides. Elle peut demander plusieurs semaines quand il faut remonter un parcours ancien, retrouver et solliciter des témoins, ou vérifier plusieurs pistes. Les honoraires reposent sur un taux horaire et sur les frais engagés, annoncés dans un devis écrit avant toute intervention, et nous vous alertons dès qu’une piste s’épuise plutôt que de laisser courir des heures.