Entreprises · Malveillance interne

Infiltration d’entreprise :
quand rien ne se voit de dehors.

Un entrepôt vu de nuit depuis le quai, une seule travée éclairée au fond, palettes et rayonnages dans la pénombre.

Des marchandises qui disparaissent sans qu’aucun flux ne l’explique, du matériel détourné pour des chantiers clandestins, des dégradations répétées, un réseau que tout le monde devine et que personne ne documente. Lorsque les faits sont internes et qu’aucune observation extérieure ne peut les atteindre, un de nos enquêteurs intègre l’entreprise comme salarié ou stagiaire, en accord avec vous seul. C’est notre mission la plus lourde, et nous ne l’engageons pas à la légère.

  • Agréés CNAPSRapport recevable en justice
  • Premier échange gratuitConfidentiel et sans engagement
  • Réponse sous 24hCinq agences en France

Ce qu’une infiltration atteint, et qu’aucune autre mission n’atteint

Vol de produits finis ou de matière première, détournement de matériel professionnel pour un usage personnel, outillage et fournitures employés sur des chantiers clandestins, sabotage, réseau organisé autour de documents manipulés. Ces faits ont un point commun : ils se produisent à l’intérieur, dans des zones et des relations qu’aucun observateur extérieur ne voit.

L’enquêteur intégré à l’équipe, lui, y a accès. Il voit qui manipule quoi, à quel moment, avec quelle complaisance et quels silences. Il comprend le circuit là où les chiffres ne montrent qu’un écart. Et il le documente au fur et à mesure, sans que sa présence modifie le comportement des intéressés — ce qui est précisément l’effet d’une enquête interne annoncée.

Souvent, l’extérieur suffit — et coûte dix fois moins

Une sortie par les quais, un destinataire récurrent, un véhicule identifiable, un point de revente : tout cela se constate depuis la voie publique, en quelques journées d’observation, et relève de notre page vol en entreprise et démarque inconnue. L’infiltration ne se justifie que si le mécanisme est interne et documentaire, donc invisible de dehors. Nous vous le disons franchement dès le premier échange — et c’est la réponse la plus fréquente.

Votre situation relève-t-elle vraiment d’une infiltration ? Exposez-nous ce que montrent vos chiffres. La réponse tient en un échange, et elle est gratuite.

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La question qui décide de tout : quelle juridiction ?

C’est le point à trancher avant d’engager quoi que ce soit, parce que les juridictions ne traitent pas la preuve de la même manière — et qu’une infiltration conçue pour la mauvaise voie ne produit rien d’utilisable.

« Hors les cas où la loi en dispose autrement, les infractions peuvent être établies par tout mode de preuve […]. Le juge ne peut fonder sa décision que sur des preuves qui lui sont apportées au cours des débats et contradictoirement discutées devant lui. » Article 427 du Code de procédure pénale

En matière pénale, la preuve est donc libre, et les éléments apportés par une partie privée ne sont pas écartés du seul fait de la manière dont ils ont été recueillis : ils sont soumis à la discussion contradictoire, et le juge en apprécie la valeur. C’est ce qui explique que la très grande majorité de nos rapports d’infiltration accompagne un dépôt de plainte, avec à la clé la condamnation, l’obligation d’indemnisation du préjudice et l’application de l’article 475-1 du Code de procédure pénale.

Devant le conseil de prud’hommes, le raisonnement était longtemps l’inverse : le recours à un stratagème pour recueillir des éléments contre un salarié était jugé déloyal, et écarté sans examen. L’assemblée plénière de la Cour de cassation a modifié cette règle le 22 décembre 2023 : une preuve déloyale n’est plus nécessairement écartée du débat civil, le juge mettant en balance l’atteinte portée et le droit à la preuve, et la retenant si elle est indispensable et si l’atteinte reste proportionnée.

Une ouverture réelle, qui ne renverse pas la règle

Ce revirement compte, et il rend exploitable ce qui ne l’était pas. Mais il fait dépendre la pièce d’une appréciation au cas par cas, là où la voie pénale ne la fait dépendre que du débat contradictoire. Nous concevons donc une infiltration d’abord pour le pénal, et nous vous disons dès le départ ce qui, dans le rapport, sera solide dans l’une et dans l’autre voie. C’est une décision à prendre avec votre avocat avant la mission, pas après.

Décider de la voie avant d’engager la mission Nous travaillons volontiers en lien direct avec votre avocat sur ce point précis.

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Les situations qui justifient une infiltration

  • L’écart d’inventaire persiste alors que les flux extérieurs ont été observés et n’expliquent rien.
  • Les documents sont manipulés — bons de commande, bons de livraison, réceptions, retours — et la manipulation se fait à un poste précis.
  • Plusieurs services semblent impliqués : expédition et transport, achats et fournisseur, magasin et caisse. C’est le cas où désigner une personne laisserait le circuit intact.
  • Du matériel ou de l’outillage sert ailleurs, sur des chantiers menés pour le compte de salariés ou de tiers.
  • Des dégradations ou des sabotages se répètent sans qu’aucun accès extérieur ne les explique.
  • Une enquête interne a déjà échoué : elle a averti tout le monde, figé les comportements, et n’a rien établi.

Faire chiffrer ce qui est possible dans votre cas Préparation, durée et poste d’accueil dépendent de votre organisation. Ils sont annoncés avant toute intervention.

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Ce que nos enquêteurs peuvent établir

  • Le mécanisme complet : par où sort la marchandise ou l’information, à quel moment, avec quels documents et quelles complicités.
  • L’identification des participants et leur rôle exact, y compris ceux dont la contribution est passive.
  • Les constatations datées et horodatées des faits observés, rattachées à leur auteur.
  • Le relais extérieur lorsque le circuit sort de l’entreprise : nos enquêteurs de terrain prennent alors la suite, et les deux volets se recoupent.
  • Les intervenants tiers impliqués : transporteur, prestataire, sous-traitant, destinataire final.
  • L’ampleur et la durée des agissements, qui est ce qui chiffre le préjudice.
  • Un rapport écrit réunissant les constatations et leurs pièces, conçu pour accompagner un dépôt de plainte.
Un dossier d’enquête ouvert sur un bureau : à droite un relevé de constatations en colonnes de dates et d’heures, à gauche des tirages photo d’une rue et d’une façade, glissés dans un rabat.
Un relevé jour par jour, chaque fait rattaché à son auteur et à son heure : c’est ce qui permet à un service d’enquête de reprendre le dossier sans repartir de zéro.

Ce que nous ne ferons pas

Nous ne provoquons jamais l’infraction : un fait suscité par l’enquêteur est perdu pour la procédure, et il retourne le dossier contre celui qui l’a commandé. Nous ne participons à aucun agissement illicite, quelle que soit la couverture. Nous n’installons aucun dispositif d’écoute, nous n’accédons ni aux messageries ni aux comptes des salariés, et nous ne rapportons rien de leur vie privée : ce qui est observé, c’est l’activité professionnelle, dans l’entreprise et pendant le temps de travail. Nous n’acceptons pas non plus une mission dont l’objet réel serait de surveiller l’activité syndicale ou d’écarter une personne décidée d’avance. C’est cette réserve qui rend le rapport opposable — un seul élément recueilli irrégulièrement fragilise tout le reste.

Parler à un enquêteur avant d’engager quoi que ce soit Une infiltration mal cadrée coûte plus cher que le préjudice qu’elle devait établir.

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Comment se déroule une mission

  1. Un premier échange, gratuit et confidentiel. Vous exposez la situation et ce que montrent vos chiffres ; nous vérifions avec vous qu’aucune voie plus légère ne suffirait, et nous décidons de la juridiction visée. C’est cette décision qui commande tout le reste.
  2. Une proposition écrite. Poste d’accueil, circuit de recrutement, légende, durée envisagée, conditions de sortie, relais extérieur éventuel et devis. Le cercle des personnes informées dans l’entreprise est arrêté à ce moment-là, et il est le plus restreint possible. Rien ne démarre sans votre accord signé.
  3. La mission. L’enquêteur intègre l’entreprise et documente au fur et à mesure. Un point régulier vous est fait par un canal convenu à l’avance ; d’autres enquêteurs assurent le relais depuis l’extérieur lorsque le circuit y conduit.
  4. Le rapport, et la sortie. Le retrait de l’enquêteur est organisé pour ne rien signaler. Le rapport, écrit, structuré et daté, vous est remis à vous seul. Vous décidez ensuite, avec votre conseil, de la suite — plainte, procédure disciplinaire, réorganisation.
Un rapport d’enquête du Groupe CEDE marqué « Confidentiel », posé sur un bureau avec ses pièces.
Le rapport vous est remis à vous seul. Personne dans l’entreprise n’en connaît l’existence tant que vous n’en décidez pas autrement.

Délais et honoraires

Une infiltration se prépare avant de se conduire : légende, poste d’accueil, circuit de recrutement, conditions de sortie. Comptez plusieurs semaines, parfois davantage selon la rotation du service visé, et un coût sans commune mesure avec une mission d’observation — c’est la raison pour laquelle nous commençons par vérifier qu’elle est nécessaire. Les honoraires reposent sur un taux horaire et sur les frais engagés, annoncés dans le devis avant toute intervention. Aucun montant ne vous est facturé au-delà de ce que vous avez accepté par écrit, et nous vous alertons dès que la mission n’apporte plus rien.

Rodolphe Desbois, qui dirige le cabinet, est joignable directement sur LinkedIn si vous préférez ce chemin pour un premier contact.

Faire établir un devis pour votre dossier Devis écrit, périmètre et durée annoncés, aucun montant au-delà de ce que vous aurez accepté.

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Questions fréquentes

Pourquoi le Groupe CEDE

  • Agrément CNAPSUne profession réglementée, une responsabilité identifiable
  • Plus de 31 ans d’expérienceDes rapports rédigés pour être lus par un juge
  • Confidentialité absolueLe rapport n’est remis qu’à vous
  • Cinq agencesParis, Rouen, Caen, Évreux, Chartres

Tout le monde devine, personne ne documente ?

Un premier échange suffit à savoir si votre situation relève d’une infiltration ou d’une mission plus légère — et la réponse est souvent la seconde. Il est gratuit, confidentiel et n’engage à rien.

Premier échange gratuit, confidentiel et sans engagement.

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