Une précision de vocabulaire, et elle a son importance
On parle couramment de « recherche de créancier », et l’expression est entrée dans le métier. En droit, c’est l’inverse : le créancier est celui à qui l’on doit — c’est vous. Celui que l’on recherche est le débiteur. La nuance n’est pas cosmétique : elle détermine ce que vous pouvez demander, à qui, et dans quel ordre.
Votre créance est-elle encore exploitable ? Dites-nous ce dont vous disposez : facture, jugement, titre. La réponse tient en un échange.
Demander une consultationCommencez par votre commissaire de justice
C’est le conseil que nous donnons le plus souvent sur ce motif, et il nous fait perdre des missions : si vous détenez déjà un titre exécutoire — un jugement, un acte notarié, un procès-verbal de conciliation —, le commissaire de justice chargé de l’exécution dispose d’un pouvoir légal que nous n’avons pas.
Le commissaire de justice porteur d’un titre exécutoire peut obtenir des administrations, des organismes de sécurité sociale et des établissements bancaires l’adresse du débiteur, celle de son employeur et les comptes ouverts à son nom. Article L. 152-1 du Code des procédures civiles d’exécution
Aucun cabinet d’enquête privée n’a cet accès, et celui qui vous le promet vous vend un délit. Notre place est ailleurs, et elle est précise : nous intervenons avant le titre, ou quand cette voie ne rend rien.
Les trois cas où nous servons réellement
1. Vous n’avez pas encore de titre — il faut assigner, donc connaître l’état civil exact ou l’immatriculation réelle, et une adresse où délivrer l’acte. Sans cela, la procédure ne démarre pas. 2. Les voies officielles ont fait chou blanc — adresse radiée, courrier revenu, débiteur parti à l’étranger, société devenue coquille, dirigeant remplacé par un prête-nom. C’est le cas le plus fréquent parmi ceux qui nous arrivent. 3. Vous voulez savoir si cela vaut la peine — un débiteur insolvable le reste après le jugement, et les frais engagés sont perdus. La vérification préalable est la dépense la plus rentable du dossier.
Votre commissaire de justice n’a rien trouvé ? C’est précisément le moment où nous intervenons. Le premier échange est gratuit.
Demander une consultationDeux délais à surveiller
Beaucoup de créances sont abandonnées alors qu’elles étaient encore exploitables, et d’autres sont poursuivies alors qu’elles ne le sont plus. L’action en paiement se prescrit en principe par cinq ans à compter du jour où le créancier a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer (article 2224 du Code civil). Et un titre exécutoire ne dure pas : l’exécution se prescrit par dix ans (article L. 111-4 du Code des procédures civiles d’exécution).
Si vous avez un jugement qui dort dans un dossier, il vaut la peine de vérifier où en est le débiteur avant que ce délai ne l’emporte : une situation patrimoniale change beaucoup en dix ans, et souvent dans le bon sens.
Quand l’insolvabilité est organisée
C’est une situation fréquente et mal connue des créanciers. Organiser frauduleusement son insolvabilité, lorsqu’on a été condamné à une obligation pécuniaire, est un délit : l’article 314-7 du Code pénal vise l’augmentation du passif, la diminution de l’actif, la dissimulation de certains biens ou le fait de les faire échapper aux poursuites.
Ces montages laissent des traces publiques — cession de fonds, changement de dirigeant, immatriculation d’une société nouvelle à la même adresse et au même objet, vente immobilière, bien logé au nom d’un conjoint ou d’un enfant. C’est exactement ce qu’une enquête documente, et le rapport nourrit alors la plainte autant que l’exécution.
Faire chiffrer ce qui est possible dans votre cas Le périmètre dépend de l’ancienneté de la créance et de ce que vous savez encore. Il est annoncé avant toute intervention.
Demander un devisLes situations qui justifient une enquête
- Le débiteur a disparu : courrier revenu, téléphone coupé, adresse connue devenue inexacte.
- La société a fermé et l’activité semble avoir repris ailleurs, sous un autre nom ou par un autre dirigeant.
- Vous devez assigner et il vous manque l’état civil exact, l’immatriculation réelle ou une adresse de signification.
- L’exécution a échoué : procès-verbal de carence, saisie infructueuse, aucun compte identifié.
- Vous soupçonnez un montage : prête-nom, biens logés au nom d’un proche, cession suspecte, société écran.
- Vous hésitez à engager les frais et voulez savoir, avant, s’il existe quelque chose à saisir.
Ce que nos enquêteurs peuvent établir
- L’adresse actuelle du débiteur, vérifiée sur place, et la confirmation qu’il y réside ou y exerce réellement.
- L’état civil exact ou l’immatriculation réelle, sans lesquels aucun acte ne peut être délivré.
- L’activité effectivement exercée : locaux, enseigne, stocks, véhicules, clientèle, personnel.
- Les éléments de patrimoine visibles et les informations légalement consultables : publicité foncière, immatriculations, mandats sociaux, annonces légales, procédures collectives publiées au BODACC.
- Les indices d’un montage : société nouvelle au même objet et à la même adresse, dirigeant de paille, cession de fonds, biens détenus par un tiers.
- La situation professionnelle lorsqu’elle est apparente, utile à une saisie des rémunérations conduite par votre commissaire de justice.
- Un rapport écrit réunissant les constatations datées et leurs sources, directement exploitable par votre conseil ou votre commissaire de justice.
Ce que nous ne ferons pas
Nous n’accédons ni au fichier des comptes bancaires (FICOBA), ni au fichier des incidents de paiement (FICP), ni aux fichiers de l’administration fiscale ou de police : ils sont fermés aux enquêteurs privés, et c’est le commissaire de justice muni d’un titre exécutoire qui y a légalement accès. Nous n’entrons dans aucun domicile privé, nous ne posons aucun traceur, et nous n’accédons à aucune messagerie. Nous ne prenons contact avec le débiteur ni ne procédons à aucun acte de recouvrement : ce n’est ni notre métier ni notre mandat. C’est cette réserve qui rend le rapport opposable — un seul élément recueilli irrégulièrement fragilise tout le reste.
Parler à un enquêteur avant d’engager les frais Savoir s’il y a quelque chose à saisir coûte moins cher qu’une exécution infructueuse.
Demander une consultationComment se déroule une mission
- Un premier échange, gratuit et confidentiel. Vous exposez la créance, son ancienneté et ce que vous avez déjà tenté ; nous vérifions les délais et nous vous disons franchement si la voie du commissaire de justice suffirait, ou ce qu’une enquête peut apporter.
- Une proposition écrite. Objectif — localisation, solvabilité, ou les deux —, périmètre, durée envisagée et devis. Rien ne démarre sans votre accord signé.
- Les investigations. D’abord documentaires — état civil, registres, publications légales, parcours résidentiel —, puis sur le terrain pour confirmer une adresse et constater une activité réelle.
- Le rapport. Un document écrit, structuré et daté, remis à vous seul, dans une forme que votre commissaire de justice peut reprendre directement.
Délais et honoraires
Une localisation aboutit souvent en quelques jours ouvrés lorsque les éléments de départ sont exacts ; elle demande plusieurs semaines quand il faut remonter un parcours ancien, suivre une société à travers ses changements successifs ou vérifier une piste à l’étranger. Les honoraires reposent sur un taux horaire et sur les frais engagés, annoncés dans le devis avant toute intervention. Aucun montant ne vous est facturé au-delà de ce que vous avez accepté par écrit, et nous vous alertons dès qu’une piste s’épuise — sur ce motif plus que sur tout autre, prolonger une recherche sans issue reviendrait à ajouter une perte à une perte.
Rodolphe Desbois, qui dirige le cabinet, est joignable directement sur LinkedIn si vous préférez ce chemin pour un premier contact.
Faire établir un devis pour votre dossier Devis écrit, périmètre et durée annoncés, aucun montant au-delà de ce que vous aurez accepté.
Demander un devisQuestions fréquentes
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Peut-être pas, et nous préférons vous le dire. Le commissaire de justice porteur d’un titre exécutoire dispose d’un accès légal que nous n’avons pas : l’article L. 152-1 du Code des procédures civiles d’exécution lui permet d’obtenir des administrations, des organismes sociaux et du fichier des comptes bancaires l’adresse du débiteur, celle de son employeur et les comptes ouverts à son nom. Commencez par là. Nous intervenons quand cette voie ne rend rien — adresse radiée, débiteur parti à l’étranger, société coquille, biens logés au nom d’un tiers — ou quand vous n’avez pas encore de titre.
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À ne pas dépenser pour rien. Une procédure et une exécution coûtent, et un débiteur insolvable reste insolvable après le jugement. Savoir avant d’engager les frais s’il existe un patrimoine saisissable, une activité réelle, des revenus, ou au contraire une coquille vide, est la vérification la plus rentable du dossier. Elle porte sur des sources légalement consultables : registres, publications légales, publicité foncière, annonces, procédures collectives publiées au BODACC.
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Non, et personne ne l’a en dehors du cadre légal. Le fichier des comptes bancaires (FICOBA), le fichier des incidents de paiement (FICP) et les fichiers de l’administration fiscale sont fermés aux enquêteurs privés ; seuls les professionnels habilités y accèdent, et le commissaire de justice muni d’un titre exécutoire en fait partie. Un cabinet qui vous promet un relevé de comptes vous vend un délit, et ce qu’il en tirerait ne servirait dans aucune procédure. Ce que nous établissons, ce sont des éléments de patrimoine et d’activité visibles et vérifiables — et ils suffisent le plus souvent à décider.
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Oui. L’organisation frauduleuse de son insolvabilité par une personne condamnée à une obligation pécuniaire est un délit (art. 314-7 du Code pénal) : dissimulation ou transfert de biens, augmentation artificielle du passif, biens logés au nom d’un proche ou d’une société écran. Ces montages laissent des traces publiques — cessions, immatriculations, changements de dirigeant, ventes immobilières — et c’est exactement ce qu’une enquête documente. Le rapport nourrit alors la plainte autant que l’exécution.
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Deux, et ils comptent. L’action en paiement se prescrit en principe par cinq ans à compter du jour où vous avez connu les faits (art. 2224 du Code civil). Et un titre exécutoire ne vaut pas éternellement : l’exécution se prescrit par dix ans (art. L. 111-4 du Code des procédures civiles d’exécution). Beaucoup de créances anciennes sont abandonnées alors qu’elles étaient encore exploitables ; si vous avez un titre qui dort, il vaut la peine de vérifier où en est le débiteur avant qu’il ne soit trop tard.